David Umemoto
david.umemoto@gmail.com
1.438.837.4068
Studio
5333 Casgrain, 603B
Montréal (QC) H2T1X3 Canada
ARTISTIC APPROACH
The concrete works of David Umemoto stand as studies about volume. At the juncture of sculpture and architecture, these miniature pieces evoke temporary buildings or monuments standing on far-away lands. The images conveyed in the mind by these works are numerous. They refer to the archaic and the ephemeral, despite the solidity and the modernity of the medium. Appearing before our eyes are pre-Columbian rock dwellings, god statues from the Andes or Easter Island, steles deteriorated by rain, remnants of modern cities having survived a cataclysm, fragments of Babylonian cities, colonial settlements brought down to their foundations, cenotaphs abandoned in the jungle…
The production of David Umemoto’s works follows a process of slow and silent transformation. The creative process seeks to imitate the cycles of nature, which are cycles of erosion and re-creation. Lines shift, change and are in a state of perpetual mutation due to the influence of time and weather. The natural architectures of geological strata and crystals stand as models: They inspire the design of the moulds in which the concrete is cast. The ductile and infinitely adaptive nature of the material enables the production of objects that are both similar and different. The development of the works is thoughtful and iterative yet it makes room for improvisation, adaptation, and spontaneous inspiration. The shapes created by Umemoto line up in sequences of combinatorial variations. Each work offers a different face but these faces all belong to the same lineage. This kinship gives a strong unity to Umemoto’s production and allows for the exploration of the theme of transformation through time and tradition.
All of Umemoto’s pieces are handmade, in order to respect an economy of means. The pressure of modernity imposes on man the obligation to evolve constantly, which leads him into an endless race towards technological improvement. As an artist, Umemoto chooses to react by taking a step backwards. His manual activities result from a desire to simplify artistic practice. Aesthetics and formalism are thus combined with a commitment to plainness. Opting for a low-tech stance, the artist wants to resist the demands of progress. He creates structured and modular pieces but these never perfectly fit together, a result of their willingly imperfect mode of production.
Umemoto’s art is rooted in Americanness: His varied creations take their impetus from a desire to start settlements and to colonize wild lands, where nature is always on the verge of resuming its rights. When one sees Umemoto’s architecture sculptures, one thinks of the modernist complex of Brasilia by Niemeyer, lost in the Amazonian jungle, or of the complex of Chandigarh by Le Corbusier, in the heart of India. The walls rising towards nowhere, the curves running into ceilings, and the staircases leading into the void are reminiscent of the mysterious Prisons of Piranesi. One way or another, these are always works where imagination joins forces with a contemplative discipline.

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DÉMARCHE ARTISTIQUE
Les œuvres en béton de David Umemoto se présentent comme des études sur les volumes. À la jonction de la sculpture et de l’architecture, ces pièces miniatures évoquent des bâtiments temporaires ou des monuments dressés sur des terres lointaines. Les images qui viennent à l’esprit devant ces œuvres sont multiples. Elles renvoient toutes à ce qui est archaïque et éphémère, malgré le caractère solide et moderne du médium. Apparaissent ainsi devant nos yeux des habitations rocheuses précolombiennes, des idoles des Andes ou de l’île de Pâques, des stèles rongées par les intempéries, des restes de villes modernes ayant survécu à un cataclysme, des fragments de cités babyloniennes, des établissements coloniaux ramenés à leurs fondations, des cénotaphes abandonnés au fond de la jungle…
La production des œuvres de David Umemoto suit un processus de transformation lente et silencieuse. Le travail de création cherche à imiter les cycles de la nature, cycles d’érosion et de recréation. Les contours bougent, changent. Ils se trouvent dans un état de mutation perpétuelle causé par l’action du temps et des intempéries. Les architectures naturelles offertes par les strates géologiques ou par les cristaux agissent comme des modèles. Elles inspirent la conception des moules dans lesquels le béton est coulé. Le caractère ductile et infiniment adaptatif du matériau permet de produire des objets à la fois semblables et différents. L’élaboration des œuvres est réfléchie et itérative, mais elle laisse également place à l’improvisation, à l’adaptation et à l’inspiration spontanée. Les formes créées par Umemoto s’alignent en des suites de variations combinatoires. Chaque œuvre présente un visage différent, mais ces visages appartiennent à une même lignée. Cette parenté confère une forte unité à la production d’Umemoto et permet d’aborder le thème de la transformation à travers la durée et la tradition.
Toutes les pièces d’Umemoto sont faites à la main, dans un désir de s’en tenir à une économie de moyens. La pression de la modernité impose à l’être humain une obligation de progrès constant, ce qui le conduit dans une course sans fin vers l’évolution technologique. En tant qu’artiste, Umemoto réagit en prenant un pas de recul. Son activité manuelle relève d’un désir d’épuration de la pratique artistique. L’esthétique et le formalisme s’allient ici à un engagement envers la simplification. Optant pour le low tech, l’artiste veut résister aux exigences du progrès. Il crée des pièces structurées et modulaires, mais qui ne se joignent jamais à la perfection les unes aux autres, résultat de leur mode de production volontairement imparfait.
L’art d’Umemoto est ancré dans l’américanité : ses créations variées s’inspirent d’un désir de fonder des établissements et de coloniser des terres vierges, où la nature risque sans cesse de reprendre ses droits. En voyant ses sculptures architecturales, on pense au complexe moderniste de Brasilia par Niemeyer, perdu dans la jungle amazonienne, ou à celui de Chandigarh par Le Corbusier, au cœur de l’Inde. Les murs qui se dressent vers nulle part, les courbes qui se heurtent à des plafonds et les escaliers qui débouchent sur le vide peuvent également faire penser aux énigmatiques Prisons du Piranèse. D’une manière ou d’une autre, il s’agit toujours d’un art où l’imagination se met au service d’une rigueur contemplative.